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un film méta, mais raté qui sert aussi de psychanalyse


C’est aujourd’hui que sort le très attendu Matrix Resurrections, quatrième épisode d’une franchise qui a marqué la fin des années 90 et le début des années 2000 pour son côté visionnaire, prouvant par la même occasion qu’un blockbuster pouvait également faire réfléchir. Avec Lana Wachowski aux commandes (sa soeur Lily n’a pas souhaité revenir derrière la caméra), c’est l’assurance d’une certaine continuité du récit amorcé il y a plus de 20 ans. Seulement voilà, en 20 ans, il s’en est passé des choses, les frangins réalisateurs sont devenus des soeurs, le cinéma a considérablement changé, ainsi que le rapport au public. Avec l’émergence de grosse compagnies qui rachètent tout et industrialise le 7ème art comme jamais (coucou Disney, coucou Netflix), Matrix Ressurection fut le point de départ d’un message rebelle que la réalisatrice a voulu dénoncer.

A l’aube où les idées originales peinent à émerger et convaincre les producteurs devenus frileux, à l’heure où les reboots et les remakes génèrent toujours plus d’argent, Matrix Resurrections prend le parti-pris de surprendre, voire décevoir, afin de mieux dénoncer. Un risque important dans lequel Lana Wachowski s’est pris d’ailleurs les pieds dans le tapis. Car si le message n’est pas inintéressant, l’exécution est en revanche maladroite. Là où le premier film était une révolution en soi, ce quatrième opus est une régression, aussi bien dans sa mise en scène, son casting, mais aussi ses scènes de combat qui font penser davantage à un téléfilm qu’un gros blockbuster. On décrypte tout cela dans notre critique à chaud et on vous donne notre note sur ce qui sera l’une des grosses déceptions de l’année. Certains parlent de doigt d’honneur, mais Lana Wachowski se le prend aussi.

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