Sport

Qui pour porter le drapeau français ?



Alors que la clôture de la première phase de sélection des porte-drapeau pour les Jeux Olympiques de Pékin se termine jeudi, peu de candidats se pressent pour défiler en tête de la délégation française dans un mois.Tous sont unanimes : porter le drapeau de l’équipe de France aux Jeux olympiques est un honneur. Et pourtant, les candidats tardent à se déclarer. Est-ce en raison du timing induit par le mode de désignation (voir par ailleurs), est-ce par désintérêt ou est-ce pour ne pas briser une routine sportive bien établie. Sans doute un mélangé de tout cela. Il y a d’abord ceux qui balayent la possibilité comme la skieuse Tessa Worley, dont la meilleure place est une 7e position sur le slalom géant de Pyeongchang en 2018. « Je n’y pensais pas forcément avant cette saison car pour moi un porte-drapeau est quelqu’un qui connait les Jeux par cœur, qui sait comment les gérer. Je n’ai pas l’impression d’avoir réussi à les dompter. » Seizième du géant en 2010 à Vancouver, blessée à Sotchi quatre ans plus tard, la skieuse du Grand Bornand sait qu’à 32 ans, elle n’aura pas de nouvelles opportunités.Des questions sans réponseAvec Perrine Laffont (ski freestyle), Kevin Rolland (ski freestyle), Alexis Pinturault (ski alpin), Gabriella Papadakis (patinage), Guillaume Cizeron (patinage) ou encore Maurice Manificat (ski de fond), la France ne manque pas de têtes d’affiche. Vainqueur de la dernière Coupe du monde et locomotive du ski alpin français, Alexis Pinturault fait office de candidat naturel. Pourtant, quand on tend le micro au skieur de Courchevel, difficile de déceler un emballement. « Pour porter ma candidature, j’aimerais certaines réponses que je n’ai pas encore aujourd’hui: combien de temps allons-nous mettre pour aller du village à la cérémonie d’ouverture, peut-on rentrer plus tôt? Il y a un train qui relie l’hôtel au stade, mais y a-t-il des trains le soir, des wagons pour les athlètes? Ce sont des choses qui restent à éclaircir mais Pékin ne donne pas forcément beaucoup d’informations. »Particulièrement attentif au moindre détail dans la routine de ses préparations de courses, le double médaillé de Pyeongchang et médaillé de Sotchi sait également qu’un entrainement officiel est prévu le lendemain de la cérémonie. Difficile d’imaginer celui qui court toujours derrière l’or olympique (seul métal manquant à sa collection) porter le drapeau français. Perrine Laffont, elle, a déjà connu le bonheur de l’or olympique il y a quatre ans, mais la skieuse de bosses entame sa compétition le … 3 février, veille de la cérémonie d’ouverture.Même problématique pour les patineurs Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron qui aiment arriver au dernier moment comme il y a quatre ans en Corée du sud. D’autant que leur compétition commence le 11 février, soit une semaine après la cérémonie. Seront-ils prêts à rester une semaine de plus en Chine malgré les contraintes covid drastiques ? Il semblerait que l’idée fasse son chemin. « C’est toujours un honneur de représenter son pays. On adaptera notre arrivée. Oui, ça nous ferait plaisir », glisse Cizeron. « Ça va changer le moment où on va partir aux Jeux, ajoute Papadakis. Avoir cet honneur serait assez incroyable. Ça me plaisir énormément de vivre ce moment-là. » Sachant que des sportifs issus de la fédération de la glace n’ont plus porter le drapeau depuis 2006 et Bruno Mingeon à Turin, la sélection du duo, argenté à Pyeongchang et candidat à l’or aurait fière allure.Comment les porte-drapeau sont désignés?Depuis le 17 décembre (et jusqu’au 6 janvier), les Français sont appelés à voter sur la page facebook du CNOSF. Ils peuvent ainsi désigner deux ambassadeurs (1 homme et 1 femme) par discipline. Ces ambassadeurs formeront ainsi le collège des grands électeurs. Ils pourront se porter candidat car les porte-drapeau seront forcément issus de ce collège. A l’issue de la dernière Commission de Consultation de Sélections Olympiques qui se tiendra le vendredi 21 janvier, les ambassadeurs se réuniront pour procéder au vote final. On connaitra alors le duo appelé à défiler devant la délégation française le 4 février prochain à Pékin.

2022-01-04 15:37:26

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page