Politique

Panneaux solaires, éolien en mer… ce qu’il faut retenir de la prise de parole d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a inauguré ce jeudi au large de Saint-Nazaire le tout premier d’une série de parcs éoliens en mer, dont il entend accélérer le déploiement face à la crise énergétique. « Ce parc éolien est opérationnel mais cela a pris plus de 10 ans. (…) Nous avons besoin de réduire les délais », a constaté d’emblée le chef de l’État. « Depuis quelques mois, nous nous sommes dotés d’une stratégie nationale sur le plan de l’énergie mais il n’y a jamais eu autant d’inquiétudes sur l’énergie. Les temps ont changé », a-t-il poursuivi.Le président a répété son ambition, celle de renforcer la « souveraineté énergétique » de la France, en pleine envolée des prix des hydrocarbures et devant les risques de pénurie liés à la guerre en Ukraine. « Notre stratégie, c’est de marier trois objectifs : la souveraineté donc moins dépendre, le climat c’est-à-dire décarboner et la troisième chose ce sont des coûts abordables pour les entreprises et ménages », a-t-il énoncé.Le chef de l’État devait se rendre ce jeudi, en bateau, sur le site de 80 éoliennes, déployées de 12 à 20 km des côtes du Pouliguen et du Croisic. Le parc, exploité par EDF, entrera complètement en service d’ici la fin de l’année. À terme, il devrait produire l’équivalent de 20 % de la consommation électrique annuelle de tout le département. Une première en France.Dans la foulée, le locataire de l’Élysée a évoqué les grands axes du projet de loi d’ « accélération des énergies renouvelables », qui sera présenté lundi en Conseil des ministres. La France va « massivement accroître ses besoins en électricité », de « 40 % d’ici 2050 », constate-t-il. « On doit pouvoir faire deux fois plus vite que ce que l’on vient de faire » pour les projets du renouvelable, a-t-il jugé. Reste que « cette accélération se fera dans le respect de la biodiversité », a voulu rassurer le chef de l’État. Car le projet de loi continue de susciter des inquiétudes, notamment du côté des associations de défense de l’environnement.Un projet de loi sur les énergies renouvelablesPremier pilier évoqué : « la planification et la déclinaison » du projet des énergies renouvelables. « La stratégie sera déclinée par filière et géographie. L’idée sera de territorialiser cette planification avec les élus », a souligné le président. Au passage, l’éolien en mer « sera développé, avec une cinquantaine de parcs en mer [comme objectif] pour 2050 », a-t-il réitéré.Deuxième levier, le projet de loi sur les énergies renouvelables. Ce dernier sera présenté le 26 septembre en Conseil des ministres. « Il y aura des mesures réglementaires : avec une réduction des délais de contentieux, des mesures sur le raccordement au réseau, une simplification des procédures pour aller vite ».Le texte vise ainsi à raccourcir les délais de réalisation des projets en simplifiant les procédures administratives et en limitant la durée d’examen des recours déposés par les défenseurs de l’environnement, les pêcheurs et les riverains.Plus de panneaux solairesLe président souhaite engager une « libération du foncier ». « Nous installerons plus de panneaux solaires », assure-t-il, citant notamment la ville avec « la question des grands parkings », de « certaines friches », « des bords d’autoroutes » ou encore « le bord des voies ferrées ». Le président espère encore faciliter cette installation sur des zones dégradées comme les anciennes décharges. Au passage, il souhaite « une avancée » sur l’agrivoltaïsme, c’est-à-dire la combinaison des activités agricoles avec les panneaux solaires.Une accélération pour le nucléaireConcernant l’épineux dossier du nucléaire, le président a dit souhaiter également une accélération de ces chantiers « en simplifiant les choses ». L’objectif est d’aller « beaucoup plus vite » dans la construction de six réacteurs nucléaires de nouvelle génération, qu’il avait fixée à l’horizon 2035 dans son discours de Belfort en février. « On sera dans la même logique avec un texte de loi sur ce sujet », a dit le président.Avec ce chantier, Emmanuel Macron entend donner des gages à la gauche et aux écologistes, tout en mettant l’accent parallèlement sur les retraites ou l’assurance-chômage en direction de la droite. L’examen du texte s’annonce toutefois difficile à l’Assemblée nationale, en l’absence de majorité absolue et face à une extrême droite et certains élus de droite vent debout contre l’éolien.

source : https://www.leparisien.fr/politique/panneaux-solaires-eolien-en-mer-ce-quil-faut-retenir-de-la-prise-de-parole-demmanuel-macron-22-09-2022-GGN4HWPHFJBGDHNZ3O7FAAAPYQ.php

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