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Les moments de l’année de la rédac’: quand Kevin De Bruyne a remis la Belgique les pieds sur terre – Foot national



Jusqu’au 31 décembre, la rédaction de Sport/Foot Magazine reviendra sur un évènement sportif marquant de l’année 2021. Pour ce dernier jour, on se souvient du moment où King Kevin a remis la Belgique du foot à sa place avec un constat limpide.
Vous vous souvenez ? Lorsque les Diables rouges parviennent à se qualifier pour la Coupe du monde au Brésil, une frénésie a envahi le pays. L’équipe nationale de football belge est soudainement devenue très populaire, et ce après quelques années noires au cours desquelles elle n’a participé à aucun tournoi majeur.Désormais, il ne suffit plus de participer. Alors que nous étions encore des débutants à la Coupe du monde au Brésil, nous avons été comptés parmi les favoris (de l’ombre) lors des derniers championnats. Et ce n’est pas seulement la presse qui a fait monter la pression, les Diables Rouges eux-mêmes ont placé la barre très haut. « Nous allons chercher le titre », tel était le message dans toutes les bouches avant la Coupe du monde 2018 et l’EURO 2020.Mais les Diables Rouges n’ont jamais été à la hauteur de leur rôle de favori. A l’exception de la Coupe du monde en Russie, ils ont toujours chuté en quart de finale. Ce fut également le cas lors du dernier Euro, lorsque l’Italie a battu les Belges dans tous les domaines. Ce fut également le cas lors de la phase finale de la Ligue des Nations, lorsque la Belgique a dû s’incliner contre la France en demi-finale avant de plier à nouveau face à l’Italie dans la petite finale (de consolation).La folie des Devils serait-elle terminée après sept ans ? Il semble que ce soit le cas, car le tournoi de la dernière chance semble avoir été joué cette année. Bien que les Diables Rouges eux-mêmes croient encore en leurs chances. « Nous y croyons toujours, mais vous aussi ? », demandait Yannick Carrasco à la presse après le match perdu contre la France début octobre.Carrasco largué à la course par Mbappé y croit encore comme Lara Fabian. « Nous y croyons toujours, mais vous aussi ? » demandait-il à la presse après la Nations League. © iStockMais celui qui a encore plus remis notre pays les pieds sur terre, c’est certainement l’un de nos fers de lance :Kevin De Bruyne. Après le match contre l’Italie, le rouquin affirmait que nous ne devions pas nous attendre à ce que la Belgique batte tout le monde. « Nous ne sommes que la Belgique, avec tout le respect que je vous dois. Nous devons être réalistes avec l’équipe que nous avons. L’Italie et la France ont 22 joueurs de haut niveau, pas nous. Nous devons être honnêtes à ce sujet. », expliquait celui qui est aussi le maître à jouer de Manchester City. Ne pouvions-nous pas rêver d’un trophée pendant tout ce temps ? Les Diables Rouges ont-ils cru en leurs chances ? Devrions-nous, en tant que Belges, nous contenter d’un rôle d’outsider après toutes ces années d’excès sportifs ? Peut-être que la déclaration de KDB résonne un peu comme le syndrome de la Belgique. Nous n’avons pas la mentalité d’un vrai gagnant et nous n’avons certainement pas le gros cou. Vous n’entendrez jamais une telle déclaration de la bouche d’un Néerlandais, par exemple, qui ne compte pourtant que 6 millions d’habitants en plus que notre petit royaume. Mais ceux qui devront incarner l’avenir du football belge ne sont pas d’accord avec la déclaration de De Bruyne. Le capitaine des Espoirs, Amadou Onana, a déclaré ce qui suit à Sport/Foot Magazine : « Lorsque nous jouons un match contre la France ou l’Angleterre avec l’équipe nationale des jeunes, nous ne nous sentons pas inférieurs. C’est normal, car j’ai grandi avec une équipe nationale belge qui est au sommet. Je ne peux même pas nous imaginer redevenir une équipe médiocre. » Ce sera bientôt à cette génération de montrer que nous ne sommes pas « seulement » la Belgique. Et qui sait, peut-être y aura-t-il un nouvel enthousiasme débordant autour de l’équipe nationale. Nous ne pouvons que l’espérer.Kevin De Bruyne n’aura pas souvent trouvé la solution face à Paul Pogba lors des deux derniers France-Belgique. Et si sa génération, contrairement à celle qui arrive, n’avait pas assez vécu dans l’idée d’une Belgique capable de lutter pour des titres ? © iStock

Vous vous souvenez ? Lorsque les Diables rouges parviennent à se qualifier pour la Coupe du monde au Brésil, une frénésie a envahi le pays. L’équipe nationale de football belge est soudainement devenue très populaire, et ce après quelques années noires au cours desquelles elle n’a participé à aucun tournoi majeur.Désormais, il ne suffit plus de participer. Alors que nous étions encore des débutants à la Coupe du monde au Brésil, nous avons été comptés parmi les favoris (de l’ombre) lors des derniers championnats. Et ce n’est pas seulement la presse qui a fait monter la pression, les Diables Rouges eux-mêmes ont placé la barre très haut. « Nous allons chercher le titre », tel était le message dans toutes les bouches avant la Coupe du monde 2018 et l’EURO 2020.Mais les Diables Rouges n’ont jamais été à la hauteur de leur rôle de favori. A l’exception de la Coupe du monde en Russie, ils ont toujours chuté en quart de finale. Ce fut également le cas lors du dernier Euro, lorsque l’Italie a battu les Belges dans tous les domaines. Ce fut également le cas lors de la phase finale de la Ligue des Nations, lorsque la Belgique a dû s’incliner contre la France en demi-finale avant de plier à nouveau face à l’Italie dans la petite finale (de consolation).La folie des Devils serait-elle terminée après sept ans ? Il semble que ce soit le cas, car le tournoi de la dernière chance semble avoir été joué cette année. Bien que les Diables Rouges eux-mêmes croient encore en leurs chances. « Nous y croyons toujours, mais vous aussi ? », demandait Yannick Carrasco à la presse après le match perdu contre la France début octobre.Mais celui qui a encore plus remis notre pays les pieds sur terre, c’est certainement l’un de nos fers de lance :Kevin De Bruyne. Après le match contre l’Italie, le rouquin affirmait que nous ne devions pas nous attendre à ce que la Belgique batte tout le monde. « Nous ne sommes que la Belgique, avec tout le respect que je vous dois. Nous devons être réalistes avec l’équipe que nous avons. L’Italie et la France ont 22 joueurs de haut niveau, pas nous. Nous devons être honnêtes à ce sujet. », expliquait celui qui est aussi le maître à jouer de Manchester City. Ne pouvions-nous pas rêver d’un trophée pendant tout ce temps ? Les Diables Rouges ont-ils cru en leurs chances ? Devrions-nous, en tant que Belges, nous contenter d’un rôle d’outsider après toutes ces années d’excès sportifs ? Peut-être que la déclaration de KDB résonne un peu comme le syndrome de la Belgique. Nous n’avons pas la mentalité d’un vrai gagnant et nous n’avons certainement pas le gros cou. Vous n’entendrez jamais une telle déclaration de la bouche d’un Néerlandais, par exemple, qui ne compte pourtant que 6 millions d’habitants en plus que notre petit royaume. Mais ceux qui devront incarner l’avenir du football belge ne sont pas d’accord avec la déclaration de De Bruyne. Le capitaine des Espoirs, Amadou Onana, a déclaré ce qui suit à Sport/Foot Magazine : « Lorsque nous jouons un match contre la France ou l’Angleterre avec l’équipe nationale des jeunes, nous ne nous sentons pas inférieurs. C’est normal, car j’ai grandi avec une équipe nationale belge qui est au sommet. Je ne peux même pas nous imaginer redevenir une équipe médiocre. » Ce sera bientôt à cette génération de montrer que nous ne sommes pas « seulement » la Belgique. Et qui sait, peut-être y aura-t-il un nouvel enthousiasme débordant autour de l’équipe nationale. Nous ne pouvons que l’espérer.

2021-12-31 07:00:12

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