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Le militant palestino-égyptien Ramy Shaath libéré après plus de deux ans de prison en Egypte


Photo non datée de Ramy Shaath, publiée sur la page Facebook officielle « Free Ramy Shaath », le 21 août 2019. – / AFP Sa libération est un soulagement. Le militant palestino-égyptien Ramy Shaath, détenu en Egypte depuis le 5 juillet 2019, est sorti d’une prison égyptienne, samedi 7 janvier, a confirmé sa famille dans un communiqué. Selon ce même communiqué, Ramy Shaath a été contraint de renoncer à sa nationalité égyptienne, et après plus de neuf cents jours de détention, est en route pour la France. Agé de 48 ans, Ramy Shaath est une figure de la révolution égyptienne de 2011 et le coordinateur en Egypte du mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS, prônant le boycott d’Israël dans la lutte contre l’occupation des territoires palestiniens). Il était détenu depuis plus de deux ans pour avoir voulu fomenter des « troubles contre l’Etat ». Lire aussi Article réservé à nos abonnés Le militant palestino-égyptien Ramy Shaath emprisonné au Caire Appels à faire pression sur l’Egypte Son épouse, Céline Lebrun Shaath, de nationalité française, qui a été expulsée d’Egypte après l’arrestation de son mari, a demandé au gouvernement français de faire pression sur Le Caire pour obtenir la libération de son mari. En décembre, cinq organisations de défense des droits humains avaient interpellé le président de la République française, Emmanuel Macron, sur le sort de ce militant, fils du dirigeant politique palestinien Nabil Shaath. Un an plus tôt, au cours d’une visite à Paris du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, le 7 décembre 2020, M. Macron avait affirmé s’être entretenu avec lui de « cas individuels », dont celui de Ramy Shaath. Lire aussi Article réservé à nos abonnés L’épouse d’un militant emprisonné en Egypte espère un geste, en marge de la visite du président Sissi à Paris La situation de M. Shaath « fait l’objet d’un suivi attentif et est régulièrement abordée, y compris au plus haut niveau », a déclaré en décembre la porte-parole du ministère des affaires étrangères, Anne-Claire Legendre. Un autre militant égyptien des droits humains, le chercheur Patrick Zaki, a été libéré en décembre après vingt-deux mois de détention, mais il encourt toujours jusqu’à cinq ans de prison pour « fausses informations » à cause d’un article dénonçant les discriminations contre les chrétiens. L’Egypte compte plus de 60 000 détenus d’opinion, selon des ONG. Les Etats-Unis estiment que le pays viole les droits humains dans tous les domaines et ont, en conséquence, gelé 10 % de leur aide. Le Monde avec AFP et Reuters

2022-01-08 10:02:33

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