AFRIQUE

l’armée française a quitté Tombouctou



Les derniers soldats français ont quitté la ville sainte malienne en début de soirée mardi.Ce mardi, en début de soirée, le dernier avion français a quitté la base militaire de Tombouctou, au Mali, avec à son bord quelques dizaines de soldats, mettant fin à presque neuf ans de présence française dans cette ville sainte de l’islam, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est également dans cette ville que le président François Hollande avait officialisé le début de l’opération Barkhane, le 2 février 2013. Ce qui renforce d’autant plus la symbolique du départ de mardi.Le 28 janvier 2013, un millier de soldats français et 200 soldats maliens étaient entrés en héros dans cette ville, après neuf mois d’occupation jihadiste.Changement d’orientationAprès Kidal et Tessalit, Tombouctou est donc la troisième ville malienne à voir partir l’armée française, qui se replie sur Gao, sa dernière base dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Un départ qui s’inscrit dans « la transformation profonde » de l’opération Barkhane voulue par Emmanuel Macron.Symboliquement, l’opération Barkhane passe sous la barre des 5000 militaires engagés. Ils étaient 5200 à la rentrée, et sont désormais 4800. Une réduction des effectifs marquée par un profond changement d’orientation de l’opération. »On ne part plus au combat, on entre dans une logique d’accompagnement des troupes sahéliennes », a déclaré à BFMTV l’Etat-major des armées.Passation à l’armée malienneLe camp où étaient basés les militaires français a été rendu à l’armée malienne, à l’issue d’une cérémonie en présence d’un petit comité de soldats français et maliens, ainsi que des autorités locales et onusiennes. Le général français Etienne du Peyroux, chef de l’opération Barkhane au Mali, a symboliquement offert une imposante clef en bois au nouveau commandant malien du camp.La France « sera présente autrement », a affirmé le général du Peyroux, ajoutant que « c’est finalement le but de l’opération Barkhane: de permettre au Mali de prendre son destin en main […] mais toujours avec du partenariat ».Ce retrait s’opère alors qu’en septembre, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, avait décrit le retrait français comme « un abandon en plein vol », évoquant la nécessité de trouver « d’autres partenaires ».Dans un communiqué, le ministère des Armées assure que « la France reste engagée dans la lutte contre les groupes armés terroristes, aux côtés des forces sahéliennes, en étroite coordination avec ses alliés européens et américain qui participent à la force Barkhane ou lui apportent un soutien précieux. Le partenariat avec les pays sahéliens en sort renforcé ».Patrick Sauce, avec Jules Fresard avec AFP

2021-12-15 10:36:43

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