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La lettre envoyée par la Préfecture de police au Paris FC après les incidents contre l’OL



DOCUMENT RMC Sport – Dans une lettre adressée le 23 décembre à Pierre Ferracci, la Préfecture de Police de Paris a répondu aux critiques du président du Paris FC après les incidents survenus lors du match face à l’Olympique Lyonnais en Coupe de France. Une lettre qui détaille l’ensemble des points de sécurité avant, pendant et après la rencontre.RMC Sport s’est procuré une lettre envoyée par la Préfecture de Police de Paris, six jours après les incidents survenus lors de la rencontre du Paris FC face à Lyon en Coupe de France le 17 décembre. Dans cette lettre, le Préfet de Police, Didier Lallement, répond aux critiques formulées dans les médias par le président du PFC, Pierre Ferracci, au sujet des services de police juste après le match. Le Préfet se dit « étonné » des critiques qui « semblent reposer sur des fondements erronés ».Cette lettre affirme qu’il y a bien eu une réunion de sécurité en amont de cette rencontre en présence de la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation, des directions des deux clubs, du responsable des stadiers, du responsable du stade de la mairie de Paris et de la direction du renseignement. Le Préfet de Police détaille que lors de cette réunion « les différents participants représentant les services de la préfecture de police » ont confirmé « qu’il s’agissait d’une rencontre à risque ». Lors de sa conférence de presse, ce mercredi, le président du club de Ligue 2 campe sur ses positions. « Je veux bien assurer nos défaillances. Je n’ai jamais dit qu’on avait été parfait dans l’organisation de la rencontre, affirme Pierre Ferracci. Mais je le réaffirme : nous n’avons jamais été destinataires d’une information selon laquelle l’affiche était classée à risques à 3 sur une échelle de 5. Nous n’avons rien reçu. Entre un match sensible et à risques, ce n’est pas la même chose ».Des premiers problèmes de sécurité lors de PFC – SC BastiaComme dévoilé par RMC Sport fin décembre, la Préfecture de Police a rappelé à l’ordre le club parisien, par lettre, après les incidents survenus le 8 décembre 2021 lors du match ayant opposé le PFC et le SC Bastia en Ligue 2. Juste après cette rencontre, le club parisien s’était engagé à renforcer le dispositif de filtrage et de stadiers à l’intérieur de son enceinte de Charléty. Les policiers avaient indiqué que la rencontre contre Lyon en Coupe de France était « considérée comme particulièrement sensible, avec un probable déplacement important de supporters visiteurs pouvant générer des tensions autour et dans le stade ».La Préfecture de Police considère que son dispositif à l’extérieur du stade « s’est montré parfaitement adapté à la gestion de l’arrivée des supporters et des abords du stade ». Comme annoncé dans le récit des événements par RMC Sport, la Préfecture avait pris un arrêté instituant deux périmètres au sein desquels les regroupements de supporters du PSG étaient proscrits : l’un aux abords de la gare de Lyon, l’autre autour du stade. Pour sécuriser ce match, deux unités de forces mobiles (environ 120 policiers) ont été mobilisées et 12 groupes de compagnies de la DOPC (Direction de l’Ordre Public et de la Circulation).Le Préfet de police affirme vouloir attirer l’attention du PFC sur « la dimension de ce dispositif, très exceptionnel pour un match de cette catégorie, qui atteste du sérieux avec lequel » les services de police « ont pris en compte les risques d’affrontement entre les supporters du PFC et ceux de l’OL, et qui ont permis d’éviter tout incident ». Avant de constater : « A la mi-temps, des supporters Lyonnais rejoignaient la tribune parisienne, des rixes éclataient, sans que les stadiers lyonnais et parisiens présents à ce niveau, manifestement sous-dimensionnés, ne soient en capacité d’intervenir. » C’est à ce moment-là, qu’à la demande du Paris FC, les forces de l’ordre sont intervenues pour mettre fin aux débordements.Des doutes sur « la qualité des mesures de filtrage »Dans cette lettre adressée au Paris FC, la Préfecture de Police « émet des doutes » sur « la qualité des mesures d’inspection et de filtrage effectuées par le dispositif de sécurité privée de votre club, au regard de la rapidité avec laquelle cette inspection a été réalisée, mais surtout en raison du matériel, notamment pyrotechnique, qui a pu être introduit dans le stade ». Dès la fin des incidents, une enquête avait été ouverte pour violences volontaires aggravées et usage de fumigènes dans une enceinte sportive. Selon des sources policières à RMC Sport, des images de vidéo-surveillance du stade de Charléty ont été transmises à la préfecture du Rhône, afin que des supporters lyonnais identifiés puissent être poursuivis et également écoper d’interdictions de stade.Pour la Préfecture de Police, le PFC a « sous dimensionné le dispositif de sécurité à l’intérieur du stade Charléty ». Didier Lallement conclut en s’adressant au président du Paris FC, Pierre Ferracci : « Je m’explique mal, dans ce contexte, les raisons de vos critiques sur l’action de la préfecture de police ». Le club parisien qui a, selon nos informations, de nouveau été pointé du doigt par les services de police le 21 décembre pour une nouvelle « défaillance des stadiers » lors du match de Ligue 2 face à Amiens.

2022-01-05 19:53:08

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