Politique

Éric Zemmour règle ses comptes avec ses anciens confrères lors de ses vœux à la presse


Ce lundi, Éric Zemmour a présenté les grandes lignes de son programme sur l’école. L’occasion aussi de faire simultanément la leçon à ses anciens confrères journalistes lors de vœux à la presse plus aigres que doux. « Dans un an, jour pour jour, je vous inviterai à l’Élysée, et nos relations ne seront plus les mêmes. Vous vous adresserez à moi avec respect, admiration, sollicitude et hypocrisie, comme vous le faites toujours avec les présidents de la République », attaque le candidat de Reconquête.« Et, je vous répondrai avec une sympathie qui rompra de manière éclatante avec le style de mon prédécesseur, cet illustre emmerdeur, selon l’autoportrait qu’il dresse de lui-même et qui, reconnaissons-le, est d’une saisissante ressemblance », poursuit-il, égratignant au passage Emmanuel Macron.Tout en rappelant qu’« hier », il était encore journaliste, Éric Zemmour assure qu’il était « différent ». « D’abord, j’étais de droite (…). Ensuite, je parlais et j’écrivais le français, alors que votre langue maternelle est le politiquement correct. Enfin, j’étais populaire. (…) Vous qui m’avez souvent présenté comme l’homme le plus détesté de France, vous étiez en réalité, vous êtes toujours, les hommes et les femmes les plus mal-aimés de France », griffe l’ancien journaliste du Figaro, surfant sur l’impopularité des médias. Selon le baromètre de confiance des Français dans les médias Kantar Public-onepoint 2021, 63 % des Français pensent que les journalistes ne résistent pas aux pressions politiques.« Le service public ne crachera plus sur le contribuable tous les jours au petit-déjeuner »« Mais qui ne vous aime pas ? Le peuple, mes bons amis. C’est que, voyez-vous, le peuple a de la mémoire, de la jugeote et de la lucidité », justifie le candidat populiste qui se victimise : « Je devine, pour l’avoir vécu, les regards mauvais et les poignées de main froides pour celui, par exemple qui oserait ne pas me qualifier par la rituelle formule de polémiste d’extrême-extrême droite radicale et extrême. » L’équipe d’Éric Zemmour fait en effet pression, souvent en vain, sur les médias pour qu’il ne soit pas qualifié d’« extrême droite ».Et le candidat, qui veut mettre fin à la redevance télé, de promettre, s’il est élu, de « libérer » les journalistes de leurs « œillères idéologiques » : « Le service public ne crachera plus sur le contribuable tous les jours au petit-déjeuner. » Tout en menaçant de mettre fin aux aides à la presse : « Seuls ceux d’entre vous qui ne peuvent vivre que sous perfusion d’argent du contribuable souffriront. » N’est-ce pas risqué de stigmatiser ainsi les médias ? « Pas besoin de susciter ce genre de tensions, vous vous débrouillez très bien tous seuls », répond celui qui détient la carte de presse numéro 57 111.

2022-01-10 22:45:34

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