Tech

AMD, Intel et Nvidia s’affrontent avec des cartes graphiques… abordables



La seule carte graphique de rêve de ce CES 2022 était la GeForce RTX 3090 Ti, de Nvidia, un gros monstre de calcul 3D qui devrait s’afficher à 1 490 dollars en prix public officiel… Enfin, avant les scalpers, la spéculation, et le passage des cryptomineurs !
Mais les « vraies » cartes intéressantes nagent dans d’autres eaux. Elles ont pour nom RTX 3050 chez Nvidia, Radeon RX 6500 XT chez AMD, et ARC « quelque chose » chez Intel. Trois modèles de GPU d’entrée de gamme évoluant entre 200 et 300 dollars.

Pourquoi vous parler de cartes aussi peu chères ? Simplement parce que ce sont les cartes graphiques que vous achetez vraiment. Même en temps normal, bien que tout le monde salive sur les GPU haut de gamme, le gros des GPUs vendus sont en dessous des 300 euros. Ce qui se comprend, puisqu’on parle tout même ici d’un quart de SMIC ! Voici donc une petite anatomie des trois GPU qui pourraient trouver place dans vos PC de gamer pas trop chers cette année.

Le champion du champion : Nvidia Geforce RTX 3050

Annoncée à partir de 279 euros avec une disponibilité à la fin du mois, la carte la plus attendue est signée Nvidia et s’appelle GeForce RTX 3050. Basée sur l’architecture Ampère de ses grandes sœurs de la génération RTX 3000, elle est toujours gravée en 8 nm par Samsung, mais s’avère plus modeste quant aux spécifications : 2560 Cuda Cores (3584 chez la 3060), 8 Go de GDDR6 sur un bus mémoire de 128 bit.
Avec son TDP de 130 W, elle sera une des solutions les plus économes en énergie pour profiter du ray tracing de Nvidia, puisqu’elle intègre tout de même 20 RT Cores (28 chez la 3060) et 80 Tensor Cores (112 chez la 3060). Côté performances, Nvidia promet que sa carte offrira le double de la puissance la GTX 1650.

La double question qui brûle les lèvres est évidemment celle de la disponibilité réelle et surtout, de la disponibilité réelle à ce prix-là. Un questionnement qui touche tous les constructeurs. Dont le principal rival de Nvidia sur le segment graphique : AMD.  

L’éternel rival : AMD Radeon RX 6500 XT

Plus ou moins calqué sur Intel pour la nomenclature de ses CPUs, AMD fait souvent de même avec Nvidia pour ses GPUs : le « 5 » dans son nom indique que la RX 6500 XT affronte, peu ou prou, la RTX 3500. Annoncée à 199 dollars soit 50 dollars de moins (hors taxes) que sa concurrente (pour les prix exprimés en dollars, ndlr), elle profite d’une meilleure finesse de gravure de 6 nm ce qui entraîne un TDP plus bas, de seulement 107 W.

Elle intègre deux fois moins de mémoire GDDR6 – seulement 4 Go – que sa concurrente, et profite de 16 unités de calcul et 16 unités de ray tracing. Les comparaisons directes entre les technologies de GPU sont assez difficiles, mais on devrait s’attendre à ce qu’elle soit en dessous de la carte de Nvidia (logique : elle sera moins chère).

Mais AMD s’engage tout de même sur des résultats intéressants avec, selon le processeur qui l’accompagne, de belles performances : en Full HD (1080p) en paramètres élevés, la marque promet « jusqu’à » 104 fps sous Fortnite, 91 fps sous Apex Legend, et 61 fps sous Call of Duty : Vanguard.

Le nouveau venu : Intel Arc

Nul ne connaît pour l’heure les vrais noms et vraies spécifications, non plus que les prix, des GPUs de la première génération commerciale de cartes gaming d’Intel.
Comprendre ici que si quelques fuites – ici glanées chez les gars bien renseignés de Videocardz – nous orientent un peu côté effet de gamme, on ne saurait en tirer des conclusions, notamment en matière de rapport de force non plus que de rapport qualité/prix.

Lire aussi : Intel annonce Arc, son premier GPU dédié aux gamers

On sait que les GPU d’Intel gèrent le ray tracing matériel, que la puce et ses dérivés sont chez les éditeurs de jeux depuis la sortie de la DG-1, qu’Intel développe des technologies concurrentes au DLSS, et autres.
Mais à part un joli spot de trente secondes pour patienter, on ignore tout des Intel Arc, dont les références supposées sonnent comme des hommages aux Airbus (A350 et A380 ?).

Si le rapport performances/prix sera critique pour Intel, qui endosse dans le segment le rôle de vrai challenger, un autre élément va énormément compter : la disponibilité.

Le vainqueur sera… celui qui a des cartes à vendre !

Dans un contexte de pénurie de semi-conducteurs et avec des « prédateurs » de GPU (scalper, cryptomineurs, etc.), les cartes graphiques de tout bord sont souvent simplement introuvables à un prix décent.
Et si on ajoute les rendements assez médiocre de Samsung sur le 8 nm et le fait qu’AMD a un accès ferme, mais limité aux lignes de production 7 nm de TSMC, on comprend que le volume de sortie d’usine ne soit pas aussi important que les joueurs espèrent.

Bien qu’Intel soit désormais un concurrent de TSMC avec son programme Intel Foundries, dans le même temps, il fait appel à TSMC pour graver certaines de ses puces – ou certains bouts de puces, comme pour Ponte Vecchio, son GPU professionnel de calcul intensif.
Or, Intel a de l’argent, beaucoup d’argent. Si l’Américain a réussi à sécuriser suffisamment de lignes de production et si les deux autres acteurs ont toujours autant de mal à approvisionner les circuits des détaillants qui vendent les cartes graphiques à l’unité, Intel pourrait tirer son épingle du jeu en étant la seule marque vraiment achetable.

À découvrir aussi en vidéo :

A découvrir aussi en vidéo :

Il faudra attendre la réelle disponibilité des trois cartes, prévues pour arriver dans les rayons au premier trimestre 2022, pour tirer non seulement des conclusions sur les rapports de performances, mais aussi sur la disponibilité réelle des GPU. Car à moins d’être prêt à acheter un PC neuf assemblé par un fabricant, il est quasi impossible depuis deux ans de changer sa carte graphique sans se ruiner.
L’arrivée d’un troisième larron va-t-elle changer la donne ?

2022-01-07 02:52:00

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page